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"Désormais la lutte est engagée entre ceux qui existent et voudraient être éternels, et nous qui n’existons pas et voudrions être, ne serait-ce qu’un peu. Dans la crainte d’une erreur accidentelle qui ouvrirait le chemin à la diversité, ceux qui existent augmentent les dispositifs de contrôle : si les ordres de reproduction résultent de la comparaison de deux messages distincts et identiques, les erreurs de transmission sont plus facilement éliminées." Note d’Oriane (crayon de papier rouge) : éternelles revendications. Où l’on retrouve mon commentaire sur l’extrait de Sade que j’ai recopié quelque part dans mon carnet. Les auteurs dialoguent ainsi, parfois à leur insu, parfois visiblement, parfois de façon honteuse… mais ils dialoguent au moins dans la tête de leurs lecteurs y produisant ainsi des œuvres nouvelles dont la plupart ne verront jamais le jour. La littérature n’est qu’un immense, infini et muet dialogue… Note de MH : j’ai oublié de préciser à mes lecteurs que si, parfois, j’écris «commentaire d’Oriane», parfois «note», parfois «remarque»… ce n’est en rien une fantaisie de ma part, c’est Oriane Proust elle-même qui intitule ainsi ses interventions.
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